Amputés, rognés, c’est dans le cadre.

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L’accrochage  a lieu demain. J’ai crée l’événement via Facebook mais toujours pas envoyer d’invitation par mail. Et pour la poste on oublie. Je continue de faire le balancier entre “j’ai hâte” et “je ne veux pas y aller“. D’ailleurs en parlant de “je ne veux pas y aller”, demain les vacances sont terminées et J’VEUX PAS ALLER A L’ECOLE !!!

Une histoire de cadres.

Depuis vendredi soir, je suis dans les finitions. Avec mon ami Poisson ça fait un an qu’on se dit qu’on doit se cotiser pour acheter des cadres en commun. On l’ a toujours pas fait. Il m’en fallait 8. 10 ça aurait été mieux. La différence de prix n’aurait pas été énorme mais psychologiquement passer au dessus des 100€ c’est douloureux.

Surtout qu’en ce moment mon argent est un peu comme les pigeons que je grave : il s’envole loin de moi.

Donc voilà j’ai 8 cadres.

  • Grands,
  • pas chers,
  • pas très beaux (pour rester polie)
  • légers et faciles à transporter.
  • 80 x 60 cm. Tous de la même taille pour qu’il y ai une unité de cadre dans l’ expo.(Déjà que j’aime pas ça les cadres, alors si on pouvait éviter la foire aux cadres, ça me ferait plaisir.)

Recadrés.

Bien entendu, les aviateurs qui ont une énorme envie de liberté ne rentraient pas dans le cadre. Finalement ils sont un peu comme moi :

on me reproche souvent de ne pas rentrer dans ces foutus cadres. Alors je les ai recadrés.

Encore.

Au début ils mesuraient 100 x 65 cm. Mais bien sûr pas de cadre. Alors en vue d’une expo (allô la Terre, ici Saturne), où je ne les ai finalement pas exposés, je les ai recadrés.

Faut dire qu’ils datent de ma première année aux Beaux-arts. Alors les marges étaient loin d’être belles. Et puis je leur dois une joli “tatouage” sur l’index gauche. Ce n’est donc qu’un juste retour des choses. Bien qu’un peu extrême : tu me coupes un doigt, je t’ampute de 20 cm.

Et voilà que malgré tout ça ne rentait toujours pas dans le cadre alors j’ai dû rogner. Encore. 

Raser de près, bien rafraîchi au sommet du crâne et bien dégagé derrière les oreilles et adieu petits détails. Et malgré tout j’ai du les tasser, les forcer pour qu’il rentre dans cette abominable case qu’est le cadre.

  • Mesure de protection, paraît-il. 
  • Mesure d’esthétique pour d’autres.
  • Véritable douleur pour moi et pour eux, mes aviateurs.

Et les pigeons ?

Bon maintenant que je suis sûre que les aviateurs ne s’envoleront plus, je passe à la découpe des pigeons.

C’est bête mais quand j’ai eu cette idée de faire une envolée, à aucun moment je n’avais imaginé que la découpe prendrait plus de temps que l’impression. Ce qui, à l’instant où je l’écris, me semble en fait totalement logique.

Au 1er tirage des pigeons j’étais très déçue : ils semblaient tellement moins beaux que ceux d’il y a 4 ou 5 ans, pour la marelle. Alors j’ai été voir la différence : aucune juste mon esprit qui a encore transformé la réalité. Quel blagueur celui là.

Le plus casse pied à découper, ce sont les pattes. Déjà qu’à la base ils n’en avait pas tous, mais de l’encrage à la découpe, ils n’y laissent pas que des plumes…

Maintenant c’est trop tard, mais ce qui pourrait être vraiment cool, ce qui me plairait vraiment, mais alors vraiment beaucoup, et dont je n’ai eu l’idée qu’hier soir (en découpant mon 52 ème pigeons) ce serait d’en imprimer 1000 ou 2000 pour créer une envolée dans toute la salle !!!!

Avant de s’envoler, redescendons sur Terre, je n’ai toujours pas créer les flyers….

Montfermeil, le 5 novembre 2017

Lieu de l’exposition :

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