Sortir des habitudes

Née en 1986, à Paris j’ai tout de suite voulu faire un métier qui sortait des habitudes. De médecin sans frontière à grand reporter-photographe, en passant par prof d’équitation et écrivain poète, j’éprouve aussi un attrait pour les métiers rares, ou de conservation. Je rêve de contribuer à la préservation d’un patrimoine.

Parallèlement, à l’école je découvre Matisse. Mes parents commencent à m’emmener au musée et me demandent si je le reconnais au milieu des autres. J’entame mes premières reproductions de peintures.

Le choix de l'art, le choix de la gravure.

Bien que l’art plastique fût toujours présent dans ma vie, c’est au lycée que je décide de m’y consacrer pleinement. A partir de ce moment, ma vie tourne autour de l’art, depuis les études jusqu’aux nombreux voyages que j’ai eu la chance de faire.

C’est par un pur hasard que je découvre la gravure. Après un temps d’adaptation mitigé, c’est une véritable révélation que j’ai pour ce médium qui m’offre la possibilité de lier tous mes intérêts. Dorénavant c’est l’estampe qui guide mes pas, et ils me conduisent en Belgique. A l’Académie Royale des Beaux-arts de Bruxelles  j’obtiens un Master 2 spécialisé en images imprimées avec les hautes distinctions du jury.
Je rentre en France et deviens professeur d’arts plastiques. Je redécouvre l’histoire de l’art et me prends de passion pour les grands maîtres du passé. Parallèlement, je commence à installer mon atelier.

Action ! Création ! expositions !

En 2015, je décide de passer à l’action et intègre le groupement intensité, un collectif d’artiste qui réfléchit sur l’exposition et le lien au public. A partir de ce moment les expositions vont s’enchainer. Mon travail est salué par le prix de la gravure du Salon Versaillais des artistes d’Ile de France et le prix de la Ville de Montfermeil.

Trois ans plus tard, je rencontre Kanno Ritsuwo, fondateur de l’atelier Outotsu, un atelier de gravure au Japon. Nouvelle opportunité, nouvelle rencontre, nouveau coup de cœur. Une fois encore, l’estampe m’emmène en voyage.

Nous sommes alors en 2019.Ce séjour fut décisif. C’est durant cette période que je prends le nom du Graveur fou et réalise que je dois me livrer corps et âme dans la recherche de l’estampe.
Quelques minutes après la rentrée de classe, je comprends que ma place est dans mon atelier et annonce que je quitterai mon travail à la fin de l’année scolaire. Un choix qui ne surprend personne et que j’aborde en toute sérénité.

Exploration &techniques de la gravure

Cela fait un an que je suis artiste à temps plein. Mon travail tourne essentiellement autour de la recherche technique de la gravure en lien avec l’histoire de l’art. Le partage de mes découvertes et de ma technique faisant partie intégrante de mon travail, j’invite le public à être acteur de mes créations et non seulement spectateur.