mariage

J’ai survécu à mon mariage.

Pandémie, report, canicule, circulation alternée… Jusqu’au fleuriste qui me demande si je suis sûre que le mariage a bien lieu aujourd’hui car le restaurant ne semble pas au courant.
Mais oui ! On l’a fait, on y est arrivé, on a dit :

Oui !

mariage
mariage dans un décor impressionniste

J’ai eu beaucoup de chance car je déteste organiser des évènements et Maman a géré ça d’une main de maître.

Les petits tracas.

Made in China.

J’avais repéré l’imprimerie des faire-parts au salon du mariage. On a été sur place. On voyait bien l’atelier en arrière-boutique. Et oui ,c’est imprimé sur place.

Et voilà. La Covid arrive. L’imprimerie nous appelle. La chine est en confinement. Il y aura minimum un mois de retard sur la livraison. Pardon ? La Chine ? C’est pas Made in France ? Seulement l’impression. La petite pochette en papier découpé c’est fait en Chine. Ça coûterait trop cher de le faire en France.

Jamais mieux servi que par sois-même.

faire part de mariage
faire part de mariage

Les jours comme ça, je me dis que j’ai de la chance d’être artiste ET graveur. Nous avons réalisé nous même la partie qui aurait dû être faite en Chine. Un made in Montfermeil qui aura coûté bien moins cher qu’un Made in China. Mais qui nous a pris un temps fou ! Heureusement que Tatou était là pour jouer les petites mains et faire toute la finition.

Bon finalement, les évènements on fait que nos cartons sont partis avec bien plus d’un mois de retard puisque notre date initialement prévue avait dû être annulé. Je voulais début juillet pour avoir de la lavande. (Je l’ai remplacé par des chardons, moins odorants mais très graphiques.)

Sélection musicale.

Je dirais que ce fut le plus dur. Simon ne souhaitait pas de soirée musicale. Je n’aime pas la musique, il n’aime pas danser. Et voilà qu’une fois qu’on se met d’accord sur les styles qu’on veut, on nous demande une musique pour l’ouverture du bal et une liste de 10 titres à passer absolument.

  • Pour les 10 titres, on s’en ai débarrassés assez facilement en demandant à 10 personnes importantes de choisir chacune une chanson à laquelle elle tenait particulièrement.
  • Pour l’ouverture du bal, Simon a eu un éclair de génie en proposant « la chanson de Maxence » des Demoiselles de Rochefort. Les paroles correspondent vraiment bien à notre histoire. Ça faisait quelques temps qu’il voulait apprendre les paroles par cœur. C’est fait.
La chanson de Maxence.

Je l’ai cherchée partout j’ai fait le tour du monde
De Venise à Java de Manille à Hankor
De Jeanne à Victoria de Vénus en Joconde
Je ne l’ai pas trouvée et je la cherche encore Je ne connais rien d’elle et pourtant je la vois
J’ai inventé son nom j’ai entendu sa voix
J’ai dessiné son corps et j’ai peint son visage
Son portrait et l’amour ne font plus qu’une image Elle a cette beauté des filles romantiques
Et d’un Botticelli le regard innocent
Son profil est celui de ces vierges mythiques
Qui hantent les musées et les adolescents Sa démarche ressemble aux souvenirs d’enfant
Qui trottent dans ma tête et dansent en rêvant
Sur son front, ses cheveux sont de l’or en bataille
Que le vent de la mer et le soleil chamaillent Je pourrais vous parler de ses yeux, de ses mains
Je pourrais vous parler d’elle jusqu’à demain
Son amour, c’est ma vie mais à quoi bon rêver?
Je l’ai cherchée partout je ne l’ai pas trouvée Il pourrait nous parler de ses yeux, de ses mains
Il pourrait nous parler d’elle jusqu’à demain
Son amour, c’est sa vie mais à quoi bon rêver?
Il l’a cherchée partout il ne l’a pas trouvée Est-elle loin d’ici? Est-elle près de moi?
Je n’en sais rien encore mais je sais qu’elle existe
Est-elle pécheresse ou bien fille de roi?
Que m’importe son sang puisque je suis artiste
Et que l’amour dicte sa loi

Apprendre à danser.

Trois semaines avant le mariage, j’ai une grande inspiration : je peux mimer la chanson. Puis j’ai visualisé avec la robe. On ne va pas mimer. Ok pour la valse.

Simon n’était pas là. On commence donc à s’entrainer 2 semaines avant.

Tout le monde dit :

« la valse s’est facile c’est 1,2,3 ».

Avec la grâce, le rythme et l’élégance c’est beaucoup moins facile. Surtout que la chanson choisie n’est pas une valse alors dur pour placer les temps. Et parce-qu’on aime la simplicité, on a intégré du quickstep.

Quelques jours avant le mariage Tom nous a filmé. Je lui ai demandé si on était mignons ou lamentables. Il a répondu « Maladroit » :

  • Baggy, tennis et marcel.
  • Dans le jardin cabossé ou le salon trop petit. Il y a une figure que nous n’avons jamais pu faire à l’entrainement par manque de place. 
  • Avec le chat qui adore tester ses réflexes en se jetant dans nos jambes dès qu’on commence la valse.

Mais bon, le ridicule ne tue pas. Et on n’a invité que des gens qui sont censés nous apprécier donc ils nous trouveront mignons.

Nous avons réussi à faire notre choré sans nous planter la veille du mariage.

On a adoré danser ensemble. On va continuer. (Valse et quickstep parce-que quand même on est loin, mais aussi rock et manbo).

Un amour de vendeuse.

La vendeuse du 1er essayage était lourdingue et insistante. Mais la robe me plaisait.

J’avais le droit à un cadeau avec ma robe. Je l’ai réclamé trois fois ! On voulait pas me le donner.  Peigne en plastique pour les cheveux 🙁 . Le dernier essayage a duré 5 min. La vendeuse devait m’expliquer comment m’asseoir et tenir ma traîne de manière élégante… Mais je n’ai eu droit qu’à :

« Votre décolleté ne valorise vraiment pas la robe ».

Jusqu’au mercredi soir.

J’ai souvent pensé à ce jour comme un mauvais moment à passer :

  • sourire forcé
  • obligée de parler à des gens que j’ai pas envie de voir. Mais en fait on n’a pas invité de gens que nous ne voulions pas voir.

Ce qui était aussi stressant c’est que plus la date approchait plus on nous posait des questions sur des détails, et il y avait toujours un truc à rajouter.

Bref mercredi soir, quand il fut trop tard pour changer quoi que ce soit, j’ai arrêté de m’angoisser et j’ai même eu hâte d’y être.

Le Jour J.

Le lieu.

On a choisi un jardin, car je n’avais pas envie de passer du temps à décorer. La nature c’est toujours beau.

Ma robe.

robe de mariée

Entrer dedans, c’était comme de ramper dans les tranchées. A la boutique c’était facile mais là on était perdue dans les jupons. J’entendais :

« Est-ce que tu vois le jour ? »

Je répondais :

« Est-ce que tu aperçois ma main ? »

Les insectes !!!!!

Que serait ma vie sans mes compagnons de cauchemars ? Heureusement avec le temps, je m’y fais de plus en plus. Peut-être que ma robe n’était pas faite pour la campagne mais à aucun moment on m’a dit :

Attention, les jupons c’est comme une

moustiquaire qui va emprisonner les insectes !!!

A un moment, je me suis retrouvée avec plus d’une dizaine de mouches et autres perdus dans les différentes épaisseurs. Simon a attrapé les trois première puis a dit que c’était impossible. Avec la tombée du jour, les bébêtes ont disparu.

Une âme de star.

J’ai adoré faire des grands sourires et poser toute la journée pour des photos. J’ai aussi adoré les discours que nous avons eu. Très émouvants.

La canicule.

J’étais assez inquiète entre les invités sensibles à la chaleur et une robe à 10 jupons…

D’ailleurs je me suis tellement éventée que j’en ai eu des ampoules aux mains. Mais ça a été. Le lieu était assez ombragé et il y avait des points d’eau.

L’ouverture de bal.

Le moment fatidique. Celui pour lequel on s’est entraîné minimum 2 heures par jour pendant 2 semaines. 

J’avais tellement le trac que je me suis concentrée sur les yeux de Simon pour ne pas voir les autres.

  • J’en ai oublié le quickstep, mais sous la robe ça ne s’est pas trop vu.
  • Oublié mon port de bras sur lequel je l’ai embêté à chaque répétition.
  • Un chewing gum mais ni lui ni moi, ne nous sommes pris les pieds dans la robe. OUF !

Mariage réussi.

Je dirais que dans l’ensemble les gens ont passé un bon moment. ” Dans l’ensemble” car selon moi, il y en a 2 qui ne m’ont pas adressé la parole une seule fois (ni bonjour, ni au revoir) et semblaient s’ennuyer. Mais selon Simon, ils ont passé un bon moment et se sont amusés. C’est fou la différence de point de vue.

Ce qui pour nous importait pour la réussite du mariage :

  • Une belle robe
  • Un grand gâteau
  • A manger !
  • Satisfaire un certain nombre de personnes prédéterminées.

Associé au fait que nous avons tous les deux passé une journée formidable, je peux dire que la journée était TOP.

François et Vanessa ont bien résumé :

« Simple et convivial ».

C’est ce qu’on voulait.

Et la bouffe ?

Tout le monde m’avait dit que les mariés ne mangent pas le jour du mariage car ils ne font que d’aller de table en table pour papoter avec tout le monde. Sauf que nous, au départ on ne se mariait que pour la bouffe.

Plan de table.

Au départ, on avait choisi un buffet en extérieur pour ne pas avoir à gérer le plan de table. Mais on n’y a pas échappé. Si l’apéro est en extérieur le cuisinier nous a démontré qu’il valait mieux manger à l’intérieur. A la fin de l’explication, on a compris qu’il nous fallait un plan de table. Aïe aïe aïe !

Comment ne pas faire de jaloux ?

A la table des mariés, il n’y avait QUE les mariés.

On était au centre de la salle donc je voyais quasiment tout le monde, et on était juste à côté du buffet. Ainsi, quand les invités venaient se servir ou faisaient la queue je pouvais papoter avec eux. Heureusement parce-que ma robe était vraiment encombrante.

Le corset.

Malgré tout cela je n’ai pas énormément mangé. Bah oui ! la robe m’en empêchait !

C’est pas qu’elle était serrée mais quand j’ai voulu prendre ma grande respiration :

« aaahhhh c’était bien bon. Une petite pause et j’y retourne »

c’était plutôt : « aa  ah je peux plus respirer. » Je n’ai pas pris une part de chaque étage du gâteau comme j’en rêvais. Je ne me souviens plus des parfums mais j’étais tombée sur praliné que j’ai adoré.

Brunch

Le lendemain il y a avait un brunch pour les restes.

  • A 8 heures j’ai fait classique avec les croissants,
  • mais à 10 heures je suis passée au cochon !

Qui a pleuré ?

Du côté de Simon, ça a bien pleuré. Du mien, ils ont trouvé que c’était trop court, ils n’ont pas eu le temps de pleurer.

La cérémonie a eu lieu dans la salle des fêtes de la marie. Ils ne doivent pas célébrer souvent de mariage. Madame la Maire semblait vraiment émue. On nous a offert les T-shirts de la ville. J’ai trouvé ça à la fois très sympa et très drôle. Un peu parce que la Maire semblait un peu gênée en nous les offrant.  J’ai fait comme si j’essayais le T-shirt par-dessus ma robe pour le montrer à tout le monde.

Maman.

Je pensais vraiment que Maman aurait sa petite larme. Du moins, je l’espérais pour rattraper l’annonce des fiançailles.

Je n’osais pas lui dire que Simon m’avait demandé en mariage car quand elle a su qu’on sortait de nouveau ensemble elle m’avait dit : « tu sais que ça ne va pas durer ». 

Tatou, première au courant, et ne se sentant pas de garder un tel secret si longtemps, m’avait un peu poussée à lui dire. Donc je lui ai annoncé devant la petite famille, pour avoir du soutien au cas où. Et en fait Maman a été super heureuse. Elle en avait les larmes aux yeux et

« Ah bah ça me fait plaisir que tu le prennes comme ça après tout ce que tu m’as dit que ça ne durerait pas entre nous. »

Aussitôt elle a arrêté de pleurer pour se justifier. Moi j’ai regretté mes paroles, mais je me disais qu’elle aurait de quoi pleuré au mariage. Mais je crois qu’elle était trop préoccupée par l’organisation.

Jelena.

On devait se retrouver dans un trou paumé avant la Mairie, pour arriver ensemble dans la calèche. Mais elle n’avait pas compris.  La ville faisait peut-être une rue mais on était chacune d’un côté. J’ai envoyé Alexandre, l’autre témoin, la chercher.

Je vois une voiture. Vu l’endroit, j’en déduis que ça ne peut être qu’elle. Alors je me mets en plein milieu de la rue pour faire Coucou.

Raté ! Des inconnus. On a bien ri.

Dès que Jelena est sortie de la voiture elle a commencé à pleurer en disant :

« Faut pas que je pleure, y a le maquillage ! ».

Pour conclure.

mariage

J’ai toujours dit que le but du mariage c’était la robe et le gâteau, que le mari était un prétexte. Simon répondait qu’il voulait bien être le prétexte. Mais si ça n’avait pas été lui, je n’aurais pas pu me marier : trop dur juste pour un gâteau. Et puis ça n’aurait jamais été aussi bien. (c’était beaucoup mieux que ce ce que je voulais).

C’était le vendredi 7 août 2020

Les organisateurs.

Resto : https://www.moulins-banaux.fr/

Blackstone.

https://blackstone-evenements.com/

Si notre interlocutrice a semblé trop stricte à Maman sur la gestion des activités et horaires, il s’est avéré qu’elle avait raison.

Le DJ et notre photographe : TOP ! Très discrets et très aimables.

  • Le DJ accompagnait les danseurs en prolongeant le morceau s’il le fallait et assurait de super transitions.
  • Quant à la photographe, je dirais juste parfaite. Sympa et professionnelle. Elle a même trottiné à côté de la calèche un jour de canicule pour prendre des photos. Il faut que je retrouve ses coordonnées car elle ne fait pas que les mariages …

Il y avait aussi un magicien. C’était génial. Mis à part le fait qu’il a coupé le souffle à plus d’un d’entre nous, il a aussi permis aux gens des divers groupes de faire connaissance en les laissant s’interroger “Mais comment il a fait ?!”.

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