marelle

La marelle, toute une histoire.

Je ne saurais vous dire pourquoi, mais la marelle est une des réalisations qui me tient particulièrement à cœur.

Peut-être de par sa symbolique ? A moins que ce ne soit son cheminement ? En tous les cas, elle est l’aboutissement de diverses idées qui se sont croisées au cours des quatre dernières années de ma vie, de mes voyages, de mes déambulations…

La marelle.


Terre.

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Terre.

Souvent, lorsque je croise des pigeons, je m’arrête comme hypnotisée par les couleurs de leur plumage et  leur individualité tellement humaine.

1.

Il y a 4 ans je découvre la typographie lors d’un séjour en Allemagne. Pour m’amuser j’envisage un tout petit livre carré, qui une fois déplié, formerait une marelle.

2.

Il y a 2 ans je rentre à pieds du travail. Devant Beaubourg un vieil homme nourrit les pigeons. J’ai l’impression qu’il y en a des centaines.

C’est comme dans les films : tout le monde s’arrête et prend des photos. Exceptionnellement, ce jour là, je n’ai pas d’appareil photo. Je sors un petit carnet et croque la scène puis reste là à regarder pour ne pas l’oublier, pour la graver dans ma mémoire.

3.

marelle

Je souhaite faire une gravure grand format de cette scène.

4 et 5.

Juin 2014. L’atelier aux lilas pour la typographie et l’estampe organise la performance “rouleau de printemps“, impression de gravures très grands formats à l’aide d’un rouleau compresseur. C’est une réussite complète mais très vite se pose une question : 

Comment donner plus de visibilité à ses grands formats difficiles à montrer de par leur taille ?

Constance Desmazery propose de retravailler des grands formats sous formes de livre. Le projet “l’estampe se livre” est né.

6.

 marelle estampe

Je passe en revu ma liste de projets. Deux d’entre eux retiennent mon intension.

  • Le jour où je suis devenue grande.
  • La Marelle.

Pour une raison de pliage je retiens  “la Marelle.” Je souhaite que tout le monde puisse y jouer, je choisis la taille des pages en fonction de mon pied.

7 et 8.

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J’hésite sur l’image. 2 idées. Mais à chaque fois le gris du bitume parisien et des pigeons. Je me souviens de cette scène d’il y a 2 ans, de cet envol de pigeons allant de la terre au ciel comme dans une marelle.

Impossible de remettre la main sur le croquis. Heureusement l’instant s’est gravé dans ma mémoire.

9.  

marelle

Je cherche un matériau qui me permette d’avoir :

  • du gris
  • de la texture
  • de la spontanéité.

Je réalise le dessin à la campagne, au coin du feu, chez Simon qui me sert de modèle.

C’est mon premier test de gravure sur carton. Encore une fois la magie de la gravure se révèle à moi.

Ciel.

Le sol de mon atelier est envahi de croquis de pigeons.

Montfermeil, le 15 mars 2015


Liens complémentaires.

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