Le pissenlit

Première estampe de la série “vivre le printemps“.

Le pissenlit. Linogravure 20 x 15 cm. Avril 2020

Je le trouve très moche au milieu de la pelouse.
Je ne suis pas la seule d’ailleurs, puisqu’on l’appelle aussi « mauvaise herbe ». Mais je ne l’arrache pas.


Ça ce mange. Et pas que par la racine. Tout se mange.

En salade

En soupe

En infusion…

On peut mettre les boutons floraux dans du vinaigre. 

On m’a toujours dit qu’il fallait profiter et savoir apprécier ce qu’on a. Alors je mange des pissenlits. C’est amer. J’aime pas ça. Mais j’ai trouvé une nouvelle recette à tester.  Courage ! 

On m’a toujours appris qu’il fallait partager. Peut-être que je vais les laisser aux abeilles. Il parait qu’elles aiment ça.
On m’a aussi dit que la nouvelle mode chez les insectes, était d’aller à l’hôtel. Je leurs ai construit un hôtel. Ils n’y vont pas.

Les pissenlits, c’est magnifique.
Ca couvre la pelouse de dizaines de pompons jaunes.
On n’oublie qu’on se trouve dans un monde carré où  tout est régenté.

Certes la vie n’est pas rose. Non, elle est jaune comme le soleil et très bientôt, grâce aux pissenlits, nous n’auront plus qu’à souffler un peu, pour espérer voir nos vœux se réaliser.

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