Panique au supermarché.

Resituons les choses. Nous sommes au Japon. À partir de quand peut-on parler de panique ? A partir du moment où il y a la queue. À partir de quand pouvons nous parler de queue ? 2 personnes qui attendent, faut que la caissière accélère. Une 3 eme qui arrive c’est qu’il y a un soucis quelque part. Et quel est ce problème ? Une française qui n’a toujours pas compris comment marche la caisse…

Donc dans la grande surface où je fais mes courses il y a une bonne dizaine de caisses. Contrairement à celle à côté de mon chez moi français en heure de pointe elles sont toutes ouvertes et en heures creuses, il n y en a que 2 de fermées ( et pas 2 ouvertes ). On ne choisit pas entre caisses automatiques et caissière. On commence par la caissière et on paie à la caisse automatique.

Donc je vous le fait étape par étape comme si vous n aviez jamais fait vos courses.

1. Pas besoin de chercher la caisse où il y a le moins de monde. Il y a maximum 1 personne qui attend ( sauf quand une française débarque).

2. Tu ne vides pas ton panier sur le tapis roulant, ni essaie de tout empiler sur la tablette en espérant que rien ne se casse la figure. Tu poses simplement ton panier.

3. Devant elle, la caissière a un panier vide. Elle prends les articles de ton panier, les scanne et les met dans le panier vide devant elle. Elle rajoute un sac en plastique (les japonais sont paradoxalement très tri sélectif mais pas ecolo en emballage) et te glisse le panier rempli. Ton panier qu elle a vidé devient celui qu elle va remplir avec les achats du client suivant. L avantage quand c est la caissiere qui scanne les articles c est que la machine ne te dit pas que ” l article scanné ne correspond pas à l article déposé ” et reste bloquée … vous connaissez la suite.

3. Là où les choses se compliquent, payer. A la caisse automatique puisque la caissière est déjà avec un autre client. Il y a 2 caisses automatiques par caissière. Ca fonctionne un peu comme dans certaines boulangerie. L humain donne le montant, la machine compte les sous. Sauf que passer le petit dessin espèce ou cb y a plus de petit dessin… alors chaque fois j apprends un nouveau bouton. Sans savoir ce qu il veut dire. Mais voilà, les machines, c est comme en France. C est capricieux. Elle ne voulait pas de mon billet qui a testé toutes les positions de yoga dans mon portefeuille. Alors elle a commencé à me parler et à m’écrire plein de mots incompréhensibles… quand la caissière a compris que j allais lui faire perdre le rythme elle a appuyé sur le bouton et là tada, quelqu un est arrivé et a encaissé mon billet froissé. Il y a plein de “quelqu un” près à regler les problèmes. Pas une personne pour 6 machines mais pour 2. Et du coup il est moins sur les nerfs puisqu il a 3 fois moins de problèmes à régler. Donc il n arrive pas avec son air de “pfff encore un problème, ca marche jamais. Encore elle ? Mais elle le fait exprès…”

4. Ce qui est long en France, ce n est pas la caissière, c est le client. Car il doit trouver son porte monnaie, compter les centimes, recompter la monnaie, ranger ses achats… pendant que tu finis de payer le client te précédent a déjà payé et libère la place pour celui après toi. Quand tu as fini, tu prends ton panier et, non tu ne range pas tout de suite alors qu il y a du monde derrière toi. Tu fais quelques pas et tu arrives à l espace de rangement où tu as toute la place et tout le temps que tu veux pour jouer à tetris avec ton panier.

Mais plus questions de taper la discute en caisse, que ce soit se client à caissier ou entre caissier. On se contente des politesses (bien plus nombreuses qu’en France).

Conclusion : jusqu’à présent la seule queue que j’ai vue au Japon c’etait dans une boulangerie française. J imagine que c’était pour le côté floko…

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