Une île pour l art contemporain.

Aujourd’hui nous sommes allées à Naoshima. Le train ayant eu 10min de retard on se préparait déjà à attendre le bateau pendant 2h mais, miracle, la correspondance que nous aurions dû rater nous a attendu !C est une jolie petite île dont les alentours de la côte sont parsemé d art contemporain. 3 musées, un parcours de “art project house ” et des sculptures en extérieur. Il y avait aussi une triennale mais nous ne savions pas et n avions pas les tickets appropriés. Je n ai rencontré aucun artiste là-bas. Il semblait tout de même y en avoir un ou deux mais c’était fermé.Je n ai pas souhaité faire le musée chu chi qui coutait presque 20e et ventait une collection d artistes que je n apprecie pas. Parmi eux Monet et les nymphéas ( et désolée pour les admirateurs mais s il y a bien un truc que j aime pas chez Monet, ce sont ses peintures de nymphéas.). J’ai accès à ceux de l orangerie gratos donc là franchement pas envie de faire un effort.Le second musée, Lee Ufan, commençait de manière intéressante sur une pièce dédiée à l’artiste ayant donné son nom au musée. Je ne connaissait pas du tout. On est dans quelque chose d’abstrait et de conceptuel avec un travail sur la touche. Une autre oeuvre etait intéressante : une pierre dont l’ombre était une projection de film sur la nature. Mais voilà. En fait dans cette immense construction de béton, seulement 10 oeuvres dont des rochers. Alors là je vais encore dire quelque chose qui peut paraître honteux de la part d une artiste qui donne aussi quelques cours d histoire de l art mais, payer 10e pour voir un cailloux devant une plaque de tôle, ça fait mal au porte monnaie. Photo interdite. Pas de texte explicatif. La beauté du cailloux ? Elle est déjà mise en avant dans leurs jardins alors pourquoi là ? Transformation de la matière ? Peut-être était-ce une roche ferrique…

Le 3eme musée, Benesse House, m a beaucoup plus intéressé. Il y avait de belles installations de Richard Long et surtout une oeuvre de Yukinori Yanagi, the world flag ant farm, de 1990. Au début tu ne fais pas forcément attention. C est un mur recouvert de dessins de drapeaux. Puis tu réalises que ces drapeaux sont constitués en sable. Incroyable quand même. Pas extraordinaire mais avouez qu il faut le faire. Alors tu t attardes un peu plus. Certains pays sont abîmés. Certains plus que d autres. Ils sont déchirés par des galeries comme si des fourmis étaient passées, leurs couleurs se melangent. Certains n existent même plus. Et là, moi j etais à fond dedans. Pourquoi. Comment. Et en meme temps même sans signification c est visuellement fort. Puis j ai vu le titre et effectivement y a bien eu le passage des fourmis. Et c est seulement à cet instant que j ai remarqué les petits tubes transparents qui reliaient les drapeaux les uns aux autres. Le travail des fourmis m a épaté autant que quand j étais gamine au musée de sciences. Elles teouvent le chemin quasiment du 1er coup. Moi je t aurais explosé le drapeau !!! Bref. Tour ces pays, différents mais reliés, qui se detruisent ou se mélangent les uns les autres à la suite du passages d individus etrangers… terriblement actuel.

(Image prise sur le site https://mymodernmet.com où vous trouverez l article détaillée de l oeuvre.)

L après midi nous avons fait le parcours des “art project 1house”, des architectures traditionnelles rénovées par des artistes contemporains. On en a fait 5 sur 6, l’une d’elles étant exceptionnellement fermée. J ai beaucoup aimé la 1ere, Go’o shrine. Un escalier de glace (dont tu ne t approches pas) mène à un temple. Alors en fait l esaclier que tu vois de l extérieur est en verre mais quand tu descend dans la cave tu vois la suite de l escalier qui, elle, est bien en glace et fond.

Et ensuite j’ai vraiment été impressionnée par les peintures de la maison Ishibashi. Le peintre Hiroshi Senju y a réalisé des peintures inspirées des cascades. Magnifiques.

(Image prise sur le site officiel de l artiste : www.hiroshisenju.com )

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